Il y a quelque temps je recevais un mail de la Sangha parisienne de Thich Nhat Hanh comprenant en fichier joint le nouveau livre écrit par les moines et moniales du monastère : « Conversation intime avec le Bouddha ».
Je m’étais rendu à Paris à la réunion hebdomadaire pour méditer et pratiquer cette discipline extraordinaire qu’est la Pleine Conscience.
Seulement, plusieurs points sur lesquels je ne me suis pas senti en accord, à la fois durant le partage au Dojo; et sur quelques passages de ce livre m'ont un peu gêné. Ces point concernant la clairvoyance et médiumnité, croyance et sexualité.
Cela ne m’empêche absolument pas de continuer cette pratique ni d’aller à ce même monastère pour y faire une retraite cet été.
On peux ne pas être d’accord sur tout, même au sein des religions enseignant des techniques d'évolution/élevation nous convenant à un moment X.
Nos propres croyances sont le résultat de la compréhension d'une expérimentation directe. En tant que médium et voyant, je ne peux réfuter ce que j'ai vu, entendu. Les contacts que j'ai eu et le bienfait apporté de ces capaciés auprés de consultants ou de rencontres amicales ou fortuites.
J’ai donc trouvé un excellent proverbe acquittant le long débat interne qui m’a habité, résumant parfaitement la conclusion à laquelle j’en suis arrivé:
D’autre part, j’en profite pour faire écho de l’excellent article de Bouddha TV de cette semaine sur le corps, le sexe et la chasteté dans les religions. J’en ai extrait une partie qui a pour thème controversé: l’homosexualité et les religions.
Comment garder la foi lorsque sa propre religion ne reconnaît ni l’être que nous sommes ni l’être que nous aimons ? Comment ouvrir les yeux sur sa propre réalité et garder espoir en une reconnaissance universelle qui traîne des pieds et semble aujourd’hui plus que difficile à concilier avec la religion ?
Homosexualité, Mœurs et Diabolisations
EGLISE CATHOLIQUE
Les religions bien que de plus en plus portées vers la tolérance, ont souvent été à l’origine de nombreuses répressions sociales ou religieuses.
Selon la manière avec laquelle sont interprétés les livres saints, des populations réagissent, protestent ou subissent le poids d’années de doctrines.
Le jeudi 31 juillet 2003, le Vatican publiait une campagne intitulée « Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles ». Avec cette
campagne le Vatican encourageait fortement la répression des homosexuelles dénonçant les pratiques homosexuelles de « péchés gravement contraire à la chasteté » condamnés par les écritures
saintes. Le pape déclarait alors que les homosexuels n’étaient pas tous « personnellement responsables » de ce phénomène qu’il qualifiait d’ « anomalie ».
Menacés d’excommunion, la communauté homosexuelle n’est rien aux yeux de l’église catholique et ne représente qu’une entrave à l’ordre public religieux. Dans cette campagne le but du Vatican
était de limiter les droits des couples homosexuels au lieu de, comme les principes démocratiques le voudraient, leur en accorder.
RELIGION MUSULMANE
La Charia (code de conduite musulman) condamne l’homosexualité, qu’elle considère comme un pêché. « Et Lot, quand il dit à son peuple : « Vous livrez
vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier. »
Le Coran [7:80-81]
Au sein de l’islam seule l’homosexualité masculine est prise en compte, le statut des femmes étant partiellement ignoré et leur sexualité étant inexistante en dehors de la procréation. Ce qu’il
faut souligner est que dans la religion musulmane le célibat est diabolisé. Tout acte sexuel doit se faire dans l’ordre divin du mariage et en aucun cas en dehors. Les homosexuels sont donc
perçus comme des dépravés, des âmes perdues.
Dans certains pays tels que l’Iran ou l’Afghanistan l’homosexualité est condamnée et punie de mort, par pendaison ou lapidation[cf : photo].
BOUDDHISME
Le Bouddhisme n’impose pas de règles de vie stricte. Le bouddhisme, ouvre le monde à ses adeptes ainsi qu’à ceux qui y sont étranger. Profondément
humaniste, c’est une religion qui tolère, accepte et ne réprime pas. Néanmoins, l’avis du Dalaï-lama sur la question est très important pour la communauté bouddhiste. Il déclare sur le sujet : «
Comme le christianisme, le bouddhisme recommande d’éviter les relations sexuelles avec quelqu’un du même sexe. Mais, d’un point de vue social, cela ne pose pas de problème pour les gens n’ayant
pas de foi particulière, du moment que les rapports sont protégés ».
Pour le bouddhiste, ce qui pose problème dans l’homosexualité est la question de la descendance car, un fils homosexuel ne donnera aucune descendance à sa famille.
HINDOUISME
En Inde, l’homosexualité est dite « contraire à la culture hindouiste ». L’acte homosexuel y est un crime passible de peine de prison et reste un
sujet tabou, totalement étouffé par le poids des traditions.
En 2004, le film Girlfriend, mettant en scène une relation lesbienne, provoquait une polémique monstre au sein du pays, poussant même certains cinémas à en déprogrammer la diffusion. Des
fondamentalistes hindous s’étaient organisés dans tout le pays afin de détruire l’image du film, en arrachant les affiches et en faisant pression sur les petits cinémas. Ils déclaraient alors que
ce film était « une insulte à la gente féminine » et que l’intimité du peuple hindouiste ne devait en aucun cas se retrouver sur les écrans. Le film a fait pourtant salles combles et a remporté
un grand succès.
Ainsi, bien que la communauté homosexuelle indienne grandisse au sein du pays et surtout dans les grandes villes, les dirigeants de la communauté hindouiste ne semblent pas encore prêts à
intégrer dans leur société l’homosexualité qu’ils considèrent encore comme une « pratique déviante ».
L’homosexualité, après avoir été pratique courante et marque de noblesse d’esprit en des temps où luxure n’était pas forcément synonyme de pêché,
s’est vu être de plus en plus réprimée au cours des siècles.
Nos sociétés, en dépit de leur apparente évolution, ont imposé des points de repères et ont établi, affirmé l’importance d’une certaine moralité, d’une pensée unique au sein d’une communauté,
qu’elle soit religieuse, ethnique ou géographique.
Les sociétés ont considéré l’avenir avec beaucoup d’attention, n’étant prêtes à avancer qu’à travers un certain code de conduite.
Ce n’est que récemment que la population, étouffée par ces mêmes piliers qu’elle semblait nécessiter, s’est émancipée des codes et des Eglises à travers une libération sexuelle étonnante dans les
années 70.
L’homosexualité reste un tabou majeur au sein de nombreuses communautés, qui, paralysées par le poids de l’Histoire, de la religion et des coutumes s’abstiennent d’ouvrir
leurs portes en grand, de peur peut-être de ne pas savoir les refermer.
Adeline Journey
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